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Carrières - Avenir - Emplois

Lexique des métiers de la sphère publique

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Régions

La loi de décentralisation du 2 mars 1982 donne aux régions le rang de collectivités territoriales (art.59). Cette disposition ne deviendra cependant effective qu’en 1986, lors de la première élection des conseillers régionaux au suffrage universel.
Cette loi constitue l’aboutissement du processus de mise en place d’une structure régionale liée au développement de l’aménagement du territoire. En 1955, « 21 régions de programme » avaient été créées. Elles sont remplacées en 1960 par des « circonscriptions d’action régionale » (CAR). Un décret du 14 mars 1964 crée des préfets de région, chargés de mettre en œuvre la politique du gouvernement concernant le développement économique et l’aménagement du territoire de sa circonscription. La loi du 5 juillet 1972 met en place les 22 régions. Ce sont des établissements publics pourvus de deux assemblées : le conseil régional non élu et un Comité économique et social. Le préfet de région détient le pouvoir exécutif. La loi de 1982 instaure l’élection du conseil régional au suffrage universel, transfère le pouvoir exécutif au président du conseil régional et établit que le conseil régional règle par ses délibérations les affaires de la région.
Il existe cependant des régions avec un statut particulier. C’est le cas des régions d’outre-mer (ROM) constituées d’un seul département, et de la Corse, dotée d’un statut particulier depuis 1991.
Représentations permanentes des États membres

Les Représentations permanentes (RP) des États membres sont des missions diplomatiques auprès de l'Union européenne (UE) chargées de défendre les intérêts de leur État auprès des institutions. Chaque État membre de l'UE nomme un représentant permanent qui a rang d'ambassadeur. Elles interviennent à plusieurs niveaux : elles collectent les informations et jouent le rôle d'intermédiaires entre les institutions, les opérateurs économiques de leurs pays et l'UE. Les agents des RP sont les porte-parole de leurs pays dans les groupes de travail du Conseil de l'Union européenne, les comités de gestion de la Commission et le COREPER (Comité des représentants permanents).
L’exemple de la Représentation permanente de la France
Point de contact entre les autorités françaises et les institutions de l’Union européenne, la RP France joue un rôle central dans les communications entre Paris et Bruxelles, la conduite des négociations au sein des instances du Conseil de l’Union Européenne et les relations avec les autres institutions, en particulier le Parlement et la Commission européenne.
Sa mission consiste à promouvoir et défendre les positions françaises. La RP participe à l’élaboration et à la conduite de l’ensemble des politiques de l’Union européenne : marché intérieur, agriculture, pêche, consommation, tourisme, transports, télécommunications, emploi, industrie, santé, recherche, environnement, éducation, relations extérieures, questions budgétaires et financières, justice et affaires intérieures... Dans ce cadre, ses membres expriment les positions de la France, en particulier dans les instances du Conseil des Ministres.
La RP travaille en relation avec tous ceux qui sont concernés par les activités de l’UE : parlementaires nationaux et européens, journalistes, représentants des entreprises et des organisations syndicales, collectivités locales, associations et ONG, chercheurs... Elle informe également les entreprises françaises sur les dossiers européens et les opportunités offertes par les programmes communautaires.
En termes d’organisation, la RP est composée d’une centaine de conseillers, issus de tous les ministères concernés par les activités de l’UE, autour d’un Ambassadeur, Représentant permanent.
Elle est en liaison constante avec l’ensemble de ces ministères, dont la coordination est assurée à Paris par le SGCI (Secrétariat général du Comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne).
Représentations régionales auprès de l’Union européenne

Les régions, les villes d’Europe et plus largement les collectivités territoriales sont efficacement représentées à Bruxelles. De nombreux bureaux représentent les gouvernements régionaux et communaux et travaillent en étroite coopération avec des entités publiques et économiques. Les subventions octroyées par les fonds structurels, les programmes de Recherche et de Développement, les institutions académiques et gouvernementales des régions ont influencé l’arrivé de bureaux de liaison à Bruxelles, mis en place pour veiller aux nombreuses possibilités de coopération et de financement.
A bien des égards, la mission de ces bureaux ressemble fort à celles des consultants, bien que les régions ou grandes villes aient un rôle essentiellement représentatif, notamment lors de la venue d’un représentant politique, académique ou économique à Bruxelles. La multiplication de ces bureaux peut favoriser la création d’emplois pour les natifs de la région ou de la ville représentées.
L’influence et le rôle des régions sur le plan européen n’ont cessé d’augmenter au cours des dernières années. La participation effective des régions et communautés aux Conseils ministériels européens et à la législation européenne suppose une expertise certaine des programmes communautaires.
Responsable de la communication politique

Ils trouvent place au sein des Cabinets ministériels, de la présidence du Sénat, de l’Assemblée nationale, dans les groupes politiques parlementaires, les partis politiques et les Cabinets des collectivités locales. Ils sont chargés des relations avec les médias, relayent les informations politiques auprès des pouvoirs publics nationaux et locaux et tissent un réseau relationnel au niveau politique et associatif. Rôle charnière entre les dossiers de politique interne et les relais extérieurs (majorité et opposition politiques, médias, associations, pouvoirs publics), ils sont responsables de l’information qui émane de l’exécutif, c'est-à-dire chargé de " vulgariser " et d’adapter à chaque public cible, les actions conduites par l’exécutif. Etre responsable de la communication politique, c’est tenir du négociateur et du diplomate. Homme de confiance, Homme de l’ombre -disent certains- c’est avant tout le métier de celui qui sait allier des convictions politiques à un grand sens du professionnalisme. Ce professionnalisme se concrétise au travers de techniques qui nécessitent un apprentissage : rédaction de discours, négociation politique, lobbying, maîtrise des processus décisionnels au niveau politique français et européen. Une solide culture générale doublée d’un sens politique et d’un vécu professionnel (par le biais de stages, par exemple) permet d’amorcer une carrière professionnelle riche d’expériences humaines et professionnelles.
Responsable de la communication publique

Ils s’intéressent davantage à la communication «sur» et «par» l’Institution. Leur cible est, selon les circonstances (et les Institutions), le citoyen, l’administré, et/ou le contribuable. Ils communiquent sur l’ensemble des services publics proposés par l’Institution et organisent des campagnes d’intérêt général (santé publique, solidarité), des manifestations publiques (culturelles, sportives) ou encore des réunions de concertation pour l’aménagement d’un quartier. A l’écart des aléas de la vie politique, ils assurent la pérennité du service public et peuvent ainsi travailler sur des stratégies de communication à plus long terme. Les directions de la communication en ministères ou dans de grandes collectivités locales peuvent employer plusieurs dizaines de salariés aux compétences variées : attaché de presse, journalistes, graphistes, imprimeurs, responsables des relations publiques, chargés du sponsoring, de la publicité.
Responsable de programme (ONG)

Chef de mission, coordinateur, responsable de programme, les appellations varient selon les ONG mais la fonction reste la même : chapeauter la mission sur le terrain. Sur ses épaules, repose en partie le succès d’un programme. Interlocuteur du siège sur le terrain, interface entre les autorités locales et l’ONG, il est généralement le premier à partir pour préparer l’arrivée des volontaires. Ensuite, il encadre l’équipe d’expatriés, veille à sa cohésion, réconforte, gère le stress, les tensions. Du point de vue matériel, il gère la réalisation du projet. Il répond aux problèmes pratiques du programme, évalue régulièrement son avancement et veille à son adéquation aux besoins et redéfinit les objectifs, si nécessaire.
Responsable des affaires européennes

Il représente et défend les intérêts d’une organisation auprès des acteurs institutionnels européens. Il doit être capable de produire de l’influence pour infléchir une réglementation, en créer une nouvelle ou supprimer des dispositions existantes. Il est également en mesure de vulgariser une initiative européenne ou de présenter de manière intelligible un programme communautaire au mode de fonctionnement particulièrement complexe. « Information »est le mot clef de cette fonction : savoir y accéder et la recouper, la traiter de manière pertinente, être capable de la vulgariser et de la transmettre aux bons interlocuteurs. Pour accéder à cette fonction, il faut tout d’abord développer d’excellentes capacités de communication, écrites et orales Des capacités rédactionnelles aussi bien en français qu’en anglais, sont en effet indispensables pour rédiger de solides argumentations et donc défendre au mieux les intérêts de l’organisation. Le responsable des affaires européennes pilote un système de veille sur les sujets européens qui intéressent son organisation (nouvelles initiatives de la Commission, conférences, auditions, etc.). Cette veille se traduit par la rédaction d’un bulletin d’information sur les affaires européennes. Si posséder une très bonne maîtrise du processus décisionnel européen et du rôle de chacune des institutions est une condition sine qua non, il faut parfaitement connaître les différents acteurs (parlementaires européens, fonctionnaires de la Commission, conseillers au sein des Représentations Permanentes des Etats Membres, etc.) et leur vocation spécifique. En résumé, il est essentiel d’avoir une empathie naturelle à l’égard des interlocuteurs avec lesquels on est amené à travailler pour nouer une relation de confiance durable, dimension essentielle de ce métier.
Responsable des affaires publiques
Le « Responsable des affaires publiques » intervient simultanément dans des fonctions de stratégie, de décision et d’application. Son activité s’exerce dans une ou plusieurs des fonctions suivantes :

1/ Fonction « Conseil stratégique»
? Préparation, programmation (« intellectuelle» et « matérielle») et organisation de l’action politique
? Conduite des interventions et mobilisation des moyens
? Elaboration de textes législatifs (amendements parlementaires, questions écrites et orales, propositions de loi)
? Interventions politiques (discours, notes sur dossiers, bilans, réponses aux lettres de demande d’intervention, réponses aux administrés …)

2/ Fonction « Etudes »
? Prospection, négociation de missions d’étude
? Rédaction de publications
? Veille publique et politique (législative, technique, sociale, politique, stratégique au plan national et européen)
? Direction d’études et d’enquêtes (pilotage scientifique et coordination des travaux)
? Animation d’une équipe de recherche (encadrement et gestion de l’équipe)

3/ Fonction « Développement et gestion de projet »
? Diagnostic de problématiques de développement de politiques publiques
? Conception des stratégies de développement, des budgets, plans et programmes d’interventions
? Définition et mise en œuvre de plans d’expérimentation
? Evaluation des politiques publiques
? Pilotage et coordination de la mise en œuvre de politiques publiques
? Encadrement d’une équipe : employés, techniciens, agents de maîtrise, cadres, niveaux de qualification hétérogènes

4/ Fonction « Gestion administrative »
? Instruction des dossiers administratifs
? Assistance et conseil à la direction pour la rédaction de documents et de correspondances et pour les relations avec les assemblées, le conseil d’administration et les actionnaires
? Support management à l’élu politique et à la direction administrative
? Subrogation de la direction

5/ Fonction « Communication »
? Participation à la stratégie de communication interne et externe
? Négociation avec les prestataires
? Réalisation de supports de communication écrits et visuels (journaux internes et externes, site Internet, revues, dossiers de presse, plaquettes, préparations de discours, notes, affichage, bilans)
? Réalisation de supports de communication oraux, évènementiels (animations de réunion, conférences de presse, actions de relations publiques, activités de porte-parole…)
? Suivi de la fabrication d’un support de communication
? Direction et encadrement d’une équipe technique (graphistes, illustrateurs, imprimeurs, webmester, attachés de presse, logisticiens…)
? Actions de mécénat ou de parrainage
? Conception, organisation et coordination de politique et stratégie de communication, de budgets annuels, de manifestations (journées thématiques, expositions, conférences, séminaires politiques…)

COMPETENCES OU CAPACITES ATTESTEES

Compétences attestés
Analyser, interpréter, mettre en cohérence et synthétiser les informations disponibles (textes réglementaires, données de terrain, discours des partenaires institutionnels…)
Rechercher les solutions adaptées à la mesure des enjeux politiques ou publics. Bâtir, argumenter les hypothèses de solutions et les présenter au décideur politique. Faire une évaluation prévisionnelle de l’impact des décisions.
Planifier et suivre la réalisation de projets retenus par le décideur politique (phases d’expérimentation avec évaluation, actions correctives éventuelles puis pilotage de la réalisation).
Monter les dossiers techniques, administratifs et financiers
Concevoir le contenu des messages avec un style et un langage adapté

Principales aptitudes
Se positionner comme médiateur d’intérêts divergents. Gérer des tensions et pressions de groupes ou de personnes
Se constituer un réseau de personnes ressources
Travailler en concertation et en complémentarité avec des équipes
Réagir rapidement en proposant des solutions fiables
Hiérarchiser les urgences et les échéances
Interpréter les réglementations et en peser les effets politiques
Ecouter, négocier, arbitrer rechercher un compromis, gérer les tensions et les situations conflictuelles
Innover, faire preuve de créativité et de proposition en respectant le service public et l’intérêt général

CONNAISSANCES MOBILISEES
Maîtriser le fonctionnement des rouages de la vie politique et des processus de décision publicsMaîtrise des techniques rédactionnelles relatives au secteur public et politique, à la presseConnaissance en droit parlementaire, en droit public, en comptabilité publiqueConnaissance des textes réglementaires et législatifs du domaine d’interventionMaîtrise des politiques publiques (secteur social, action culturelle, sécurité, développement économique, transports…)Maîtrise des techniques de management d’équipe
Responsable géographique (ONG)

La gestion des programmes est aux mains des responsables géographiques et techniques. Ils assurent le suivi des programmes selon les aires géographiques, depuis leur initiation jusqu’à l’achèvement. Il est le principal interlocteur du chef de mission sur le terrain. C’est une relation quasi quotidienne, surtout dans les missions d’urgence. Une grande partie de leur travail est consacrée à la collecte d’informations et à leur analyse.
Le responsable technique assure ces mêmes fonctions, si ce n’est qu’il agit dans un domaine de compétences précis : médical, nutrition, logistique et recrutement.